Et bien ça y est... nous pouvons dire que nous sommes allées en Laponie.
Le retour dans le vagon chien avec le sosi de Michelle Williams a été autrement plus agréable que l'allée avec sièges troués et étrange bonhomme qui oubli de remonter son pantalon en sortant des toilettes...
3h d'attente à la gare de Tampere (5H48-9h05 précisément) à côté d'un gars qui ronflait et qui puait le vin, ca n'était pas une sinécure non plus...
Anja est avec sa copine, nous n'avons pas encore eu trop le temps de discuter (trop occupées à répondre à tous nos mails). C'est drôle de les entendre parler allemand, je ne comprends que qqs trucs que m'a enseigné Anja, comme "warum?" (mais jamais suivi de "ist die banana crum"). Pas non plus le kit de survie de la langue allemande, du style ("zu mir oder zu dir?" => "gleich hier, schatzi")
Enfin, Armella et Naima (les deux flambeaux de notre glorieux service de la mobilité) vont être ravies : à défaut de les tenir informées de l'évolution de nos études, elles vont recevoir une magnifique carte du Mac Do de Romaniemi, la douce capitale-fantôme de Laponie (cf "I' ve visited the hightest McDonald's in the world... I'm loving it").
J'ai également fini "La possibilité d'une île" de Houellebecq, ou l'histoire d'un homme qui cherchait à jouir et refusait de vieillir. Bref encore un concentré de scènes pornographiques ("en apercevant le bas de ses petites fesses j'eus un étourdissement, je faillis éjaculer dans mon pantalon"p194), porno-racistes ("va brouter la bande de gaza petit con je juif"), de descriptions déguelasses sur l'immondité du corps vieillisant, le tout achevé par une scène de cannibalisme gore ("Le poignard levé les mâles et les femelles de la tribu se précipitairent en hurlant sur le blessé, l'oeil transperçé par le poignard de son adversaire. Au début, les sauvages découpaient des morceaux de chair qu'ils faisaient rôtir dans les braises, mais la frénésie augmentant ils se mirent à dévorer directement le corps de la victime, à lparer son sang dont l'odeur semblait les enivrer. Quelques minutes plus tard, gros sauvage était réduit à l'état de résidu sanguinolant, la tête gisait intacte, hormis son oeil crevé"). Enfin, tout cela reste de la philosophie ("Les fantômes sont là, ils constituent l'espace, ils m'entourent. Ils se nourissent des yeux crevés de l'homme") et on peut imaginer ce qu'il adviendrait si l'elohimisme devenait la 1ère religion mondiale. Le tout justifié par ces vers d'Aristophane dans "Le Banquet" de Platon : "Qd donc un homme, qu'il soit porté sur les garçons ou sur les femmes, rencontre celui-là même qui est sa moitié, c'est un prodige que les transports de tendresse, de confiance et d'amour dont ils sont saisis. ils ne voudraient plus se séparer, passent leur vie ensemble sans pouvoir dire d'ailleurs ce qu'ils attendent l'un de l'autre. Il est évident que leur âme à tous deux désire autre chose, qu'elle ne peut dire, mais qu'elle devine et qu'elle laisse deviner".
Si vous n'avez rien compris, ça me rassure. Marion avait opté pour Madame Bovary comme compagnon de voyage (autre que moi of course). Pour ma part, je pense que je vais relire l'intégrale de la Contesse de Ségur pour effacer le traumatisme infligé par Michel.
Pour en revenir au voyage en Laponie (au fond, le seul truc qui a lieu d'être sur ce blog)...
Sommairement, nous sommes donc allées :
- à Romaniemi,
- visiter le musée Articum,
- à MacDO à Romaniemi, au village du père noël,
- acheter deux peluches I love Finlande (Kuhru et Poro) pour mon nouveau cyber monde, celui ou je découvre la Finlande (et la magie des Aurores Boréales) avec mon amoureux et pas avec Marion (mais je t'aime aussi Marion chérie)
- manger du rennes,
- dormir dans un petit hôtel trop mimi,
- partir dans un chalet à 200 km au Nord de Romaniemi,
- voir des rennes (des vrais, pas en cage) se balader au pied des chalets,
- faire une marche de 13km au coeur de la nature lapone,
- nous perdre au coeur de la nature lapone (d'où les 6h de marche au lieu des 3 prévues),
- faire un sauna trop chaud dans l'appart (on a mis du temps à comprendre le concept du sauna électrique mais Marion a eu la jugeotte de regarder dans le classeur spécial mode d'emploi, et on a tellement bien compris comment ca fonctionnait qu'il faisait + de 120° dans nos 3m carrés de planches de bois),
- sonner chez les voisins car le chauffage ne marchait pas (et apprendre que le chauffage ne se déclanche que qd il fait froid et que là il faisait chaud... ah bon?),
- prendre le bus du retour le lendemain avec un chauffeur sympa qui faisait des écarts sur la route pour nous faire des blagues (Marion tentait de filmer un panneau avec un rennes),
- manger à SubWay à Romaniemi,
- nous geler les orteils (pour rester polie) tte la journée dans cette ville fantôme où tous les magazins ferment à 14h le dimanche (café compris of course),
- squatter dans le bar d'un hôtel en attendant le train,
- écrire des cartes débiles (entre 2 pages de notre roman de voyage) en se faisait passer pour le père noël (j'ai la rîme facile à présent, et j'ai inventé une caligraphie géniale =>j'ai pris mon rôle très à coeur).
On est donc arrivées, après 11h d'un train de nuit super flippant, crevées, mal au dos, mais... heureuses =) Le temps a été super, bien que bcp plus froid qu'à Jyväskylä. "Wahou on se croirait au pôle Nord!". Marion me fait remarquer malicieusement que "on est au pôle Nord" (^^héhé^^).
On part donc prendre nos tickets de bus pour le village du père noël (prévu l'aprem) puis on se lance à la découverte du musée Articum...
dimanche 9 septembre 2007
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